• Déconstruction de l'Homme Blanc

    Aux femmes la libération, aux hommes la déconstruction.

    Je souhaite la bienvenue sur ce site aux femmes, aux hommes et à tous et toutes les autres !

  • Tu es un homme blanc ?

    deconstruction homme blanc : quatre hommes blancs

    Tu es convaincu qu'hommes et femmes sont égaux ?

    Tu penses que les races n'existent pas ?

    Tu as plein d'amis gays ?

    Tu es bienveillant, tu n'as jamais levé la main sur une femme, tu n'as jamais méprisé un homo ou une lesbienne, tu n'as jamais insulté un Noir parce qu'il est noir.

    D'ailleurs tu ne dis pas "Noir" tu dis "Black".

    Et pour toi tout va bien.

    sebastien garcin : homme deconstruit allie

    J'étais comme toi et puis je me suis déconstruit.

    J'ai appris le sexisme, le racisme, l'homophobie, la transphobie.

    J'ai parlé avec des femmes, des gays, des noirs, des noires, des arabes, des trans, des grosses.

    J'ai lu.

    Je me suis rendu compte que je faisais partie du problème.

    J'ai constaté que ma bienveillance neutre ne suffisait plus.

    Je suis devenu un peu moins bête, un peu plus conscient.

    J'ai décidé de m'engager, activement, auprès de mes compères masculins, pour les emmener avec moi pour qu'ensemble nous apprenions à ne plus faire partie du problème.

     

    Sébastien

  • Pourquoi DHB ?

    sebastien garcin : deconstruction de l homme blanc

    Cinquantenaire, parisien, bien éduqué, dirigeant d’entreprise, merveilleusement marié, en bonne santé, issu d’une famille aimante et aisée : j’ai longtemps vécu avec le sentiment d’avoir une chance insolente.

     

    C’est vrai, mais ce n’est pas une chance, c’est un privilège : une pyramide de privilèges. J’en ai pris conscience progressivement ces dernières années, à la faveur de lectures, de rencontres et d’introspections.

    J’ai travaillé à comprendre ces privilèges et à comprendre comment, sans le savoir, instinctivement, je les protégeais.

    Et j’ai commencé à me déconstruire.

  • La déconstruction

    qu'est ce que c'est ?

    deconstruction homme blanc : se déconstruire n'est pas renier sa personnalité

    Ce n'est pas de la démolition

    Se déconstruire ne veut pas dire renier sa personnalité, son identité ou son histoire. Ce n'est pas non plus le développement de la culpabilité. Nous ne sommes pas coupables de l'existence d'un système qui nous favorise.

    deconcstruction homme blanc : tu demontes et tu reconstruis

    C'est comme le Lego

    Tu démontes, et tu reconstruis. Au passage, tu n'as rien cassé. Le plus souvent, ce que tu reconstruis est plus joli ou plus solide que ce que tu avais démonté. Tu peux utiliser un mode d'emploi, ou bien reconstruire selon ton imagination.

  • Comment cela fonctionne ?

    devenir un allié, en 3 étapes

    1

    Inscription

    Tu t'inscris à la newsletter

    2

    Lecture

    Tu lis la newsletter, et tu la fwd à tes ami(e)s

    3

    Conscience

    Tu deviens un homme conscient de ses privilèges, tu commences à agir autour de toi et, petit à petit, le monde devient plus juste.

  • deconstruction homme blanc : livre de sébastien garcin le sommet de la pyramide

    J'ai aussi écrit un livre !

    Il est en vente sur Amazon, au profit de la Fondation des Femmes. Il se lit en 30 minutes.

  • Je te mets ci dessous quelques extraits.

    Introduction

    Je suis un homme, Blanc, hétérosexuel, occidental.

    Je représente une espèce, mon espèce.

    Je ne suis pas majoritaire.

    J’ai environ 700 millions de congénères.

    700 millions sur 7 milliards : j’avais une chance sur dix de naître homme, Blanc, hétéro et occidental et c’est ce qui m’est arrivé.

    Pour moi et mes 700 millions de congénères, ça va.

    De façon générale, nous trouvons du travail, nous arrivons à nous loger, nous bénéficions de couvertures sociales, nous mangeons plus qu’à notre faim, nous ne nous faisons harceler ni dans la rue ni au travail, nous voyageons librement (parce que nous obtenons des visas facilement), personne ne nous reproche notre mode de vie, nous ne sommes pas contrôlés dans la rue, nous ne courons pas le risque de mourir sous les coups de notre conjoint, et, statistiquement, nous avons les plus hauts revenus.

    Pendant longtemps, je n’en ai pas eu conscience. Je n’ai pas eu conscience que j’étais ce privilégié qui trouve naturel que le monde lui soit offert. J’avais la conscience d’être à l’abri de la guerre, de la famine, de la barbarie parce que je suis citoyen d’un pays qui a su éradiquer la plupart de ces calamités. Mais je me trompais de critère.

    Le critère qui me protège le plus des malheurs de ce monde, c’est d’abord ma classe. Ce qui me protège, c’est que je cumule les privilèges : je suis un homme, Blanc, hétérosexuel et occidental.

    Je pensais que le destin m’avait favorisé, d’autres pensent que c’est la volonté divine, d’autres encore invoquent la loterie génétique ou bien la grande roue de l’histoire. Certains pensent même l’avoir mérité.

    Rien de tout cela n’est vrai. Ma classe bénéficie de tous ces privilèges car elle les a pris et elle fait tout pour les conserver.

     

  • Sur le féminisme

    Quelques extraits

    deconstruction homme blanc : un appartheid généralisé entre les hommes et les femmes

    On marche sur la tête

    Extrait du chapitre "Découverte du féminisme"

    J’ai compris que je ne suis pas coupable de cet apartheid généralisé que nos ancêtres ont organisé entre les hommes et les femmes et dont nous ne sortons que très récemment, et tellement lentement.

    Mais à ces lectures, je me suis senti coupable de ne rien faire, ou pas assez pour que cela cesse. En France, les hommes sont payés 23 % de plus que les femmes. Une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les 3 jours. Une femme est violée toutes les 40 minutes. Une femme sur sept a été victime de violence à un moment de sa vie. Statistiquement, il y a dans votre entourage au moins une femme proche de vous qui a été frappée, agressée ou violée dans un passé plus ou moins proche. Les auteurs de ces violences sont des hommes pour plus de 97 %, et la très grande majorité d’entre eux n’a sans doute jamais été inquiétée.

    Ces femmes, ce sont nos compagnes, nos sœurs, nos filles, nos mères, nos voisines, nos collègues…

    Quand leurs conjoints les frappent, on se demande pourquoi elles restent.

    Quand elles sont agressées dans la rue, on leur reproche leur tenue légère.

    Quand elles sont violées, on leur demande si elles ont bu.

    On marche sur la tête.

    deconstruction homme blanc : notre société est patriarcale

    Le système patriarcal

    Extrait du chapitre "Découverte du féminisme"

    Notre société, le système dans lequel nous vivons, est encore patriarcale. Le sexisme y est encore profondément enraciné. Et nous sommes tous ses vecteurs, hommes ou femmes. Il a plusieurs noms : plafond de verre, culture du viol, harcèlement, injonction à la féminité, charge mentale, tâches ménagères, violences conjugales… et il nous touche toutes et tous.

    Les femmes d’abord, premières concernées. Nous, les hommes, à travers elles, en tant que frère, fils, père, compagnon, ami, amant, collègue. Nous, en tant qu’êtres humains compassionnels et épris de justice.

    C’est une autre vision du monde que nous apporte le féminisme. Un monde pas très glorieux, pas très bienveillant, pas très juste, pas très égalitaire. Un monde où les hommes en tant que groupe, premiers bénéficiaires de cette situation, ne se distinguent pas par leur volonté d’instaurer plus de justice et plus d’égalité.

    J’ai décidé, quant à moi, de devenir un allié. J’ai toujours fait ma part de tâches ménagères, je n’ai jamais sifflé une femme dans la rue, je n’ai jamais fait preuve de violence à l’égard d’une femme, mais tout ça ne suffisait pas. Ne rien faire de plus, c’est laisser aux femmes le soin de faire ce travail, c’est leur laisser cette charge.

  • Sur le racisme

    quelques extraits

    deconstruction homme blanc : Angela Davis

    "Noir" est une construction sociale

    Extrait du chapitre "Marron"

    Mon premier souvenir de déconstruction remonte à il y a 7 ans. Une petite fille appelée Lise me parle de son copain de classe Babakar. Je lui dis “Babakar, c’est celui qui est Noir ?” et Lise me répond : “Mais, il n’est pas noir ! Il est marron.”

    J’ai été pris en flagrant délit de racisme ancré. Moi je mettais Babakar dans une catégorie : les Noirs. Alors que Lise, encore épargnée par les préjugés, le définissait simplement par sa couleur de peau. En effet, Babakar n’est pas noir, il est marron. Et moi je ne suis pas blanc, je suis rose. Merci Lise pour cette leçon.

    Dire d’un garçon à la peau marron qu’il est noir est à la fois très juste et très violent. C’est juste parce que le monde le voit noir. C’est violent parce que, par ce simple mot, on le qualifie. En tant que Noir, il sera soumis à plus de discriminations, il aura plus de difficultés à trouver un boulot ou à louer un appartement. Il sera plus souvent contrôlé dans la rue. S’il était américain, il pourrait être brutalisé ou abattu par un policier pour une simple infraction au code de la route. Bien malgré lui, Babakar s’inscrit dans un système qui le défavorise : c’est le racisme systémique. Un système de valeurs, de pensées et de comportements qui privilégie les Blancs par rapport aux autres populations.

    À cause de réactions comme la mienne, Babakar, dans très peu de temps, découvrira qu’il est noir. Que “noir” n’est ni une insulte, ni un gros mot. Que “noir” est une construction sociale, politique, culturelle et profondément injuste à laquelle nous adhérons tous malgré nous.

    Est-il possible de déconstruire ce système ? Il est énorme, plus gros que soi...

    deconstruction homme blanc : le racisme anti blanc n existe pas

    La racisme anti blanc, ce mythe

    Extrait du chapitre "Marron"

    Il faut dire et répéter que le racisme anti-blanc n’existe pas. Il existe des actes racistes dont les Blancs sont victimes, personne ne les nie et ils sont absolument condamnables, mais le racisme est un système de pensées, un système social qui favorise les Blancs dans la majeure partie du monde.

    Cher lecteur blanc et chère lectrice blanche, n’étant ni la cible, ni l’auteur de discriminations racistes, tu n’en as sans doute pas conscience. Pourtant, elles existent bel et bien. Si tu n’étais pas blanc ou blanche, tu aurais moins de chances de louer un appartement, d’obtenir un crédit ou d’être sélectionné dans une recherche d’emploi. Tu serais fréquemment contrôlé par la police dans la rue ou les transports. Ce sont ces discriminations “d’usage”, illégales mais acceptées, qui définissent le racisme. Ces discriminations ne nous concernent pas nous, les Blancs. On peut même dire qu’elles nous avantagent.

    Le concept du racisme anti-blanc est une fausse barbe que nous utilisons parfois par ignorance car elle nous permet de diminuer la réalité du racisme, elle nous déculpabilise de notre statut de dominant.

  • Masculinisme

    Si tu doutes de l'existence d'un courant profond d'hommes à qui la révolution féministe fait peur,

    Si tu n'as pas pris conscience de la violence que peuvent endurer les femmes qui luttent contre les oppressions qu'elles subissent,

    Si tu as l'impression que le féminisme est un combat d'arrière garde,

    Jette un oeil sur la page que j'ai ouverte sur Facebook.

  • Tu t'interroges ?

    Contacte-moi

  • Mon speech

    C'était en mai 2018, au théatre de l'Atelier, avec Le Salon des Dames

  • "La virilité"

    Un documentaire sur France 2 dans lequel je témoigne

  • Article dans Le Nouvel Obs

    NE PLEURE PAS, SOIS UN HOMME

    C'est quoi la masculinité ? Comment être viril sans être macho ?
    Avec « la Virilité Cécile Denjean questionne nos constructions mentales et ces injonctions avec lesquelles chacun doit se débrouiller.
     

    Voilà un beau documentaire sensible et réfléchi qui questionne, au-delà des témoignages personnels, nos constructions mentales et nos représentations sociales pleines de préjugés vieux comme le monde. « Notre bite et nos couilles pèsent des tonnes à tous les moments de notre vie. On tire nos couilles comme Sisyphe trimballe son rocher. Cest un système stupide". résume Sébastien Garcin. Au«sommet de la pyramide" selonsestermes. Cet homme blanc, bonne éducation, gagnant bien sa vie en tant que directeur marketing d'une grande entreprise, reconnait avoir certainement profité « à l'insu de son plein gré" ce qui lui a permis d%obtenir des promotions au détriment d'une femme ou d'ignorer un supérieur harceleur. Auiourd'hui il estime injuste cette perpétuation des privilèges et intervient auprès de lycéens pour évoquer avec eux la notion de virilité, ébranlée par la vague #MeToo.
     

    Parce qu'ils ont dû surmonter une épreuve qui les a interpellés sur le sens de la masculinité. Chacun des hommes de bonne volonté filmés par Cécile Deniean apporte sa pierre pour répondre aux questions qui les préoccupent : au fait, c'est quoi un homme ? Comment être viril sans être macho ? La virilité est devenue un problème parce que la féminité est une affirmation remarque Alain, psychanalyste et sexologue. Il écoute « des hommes paumés qui ont reçu de leurs pères et de leurs grands-pères une position masculine qui, en fait. ne va pas de soi. » Ne pleure pas, sois
    un homme, pas une mauviette, bats-toi" Quel petit mâle n'a pas entendu ces mots pendant son enfance ? A chacun, ensuite, de se dépatouiller avec ça.
     

    Certains ont pris ces injonctions au pied de la lettre comme Eric, petit caïd devenu
    gros délinquant dont la libido sest éteinte pendant les longues années de détention et
    qui, à 53 ans, entame une seconde vie épanouie après s'être débarrassé « de la parie toxique de la virilité et du paraitre : musclé, compétent, beau, etc. D'autres, comme le sociologue et philosophe Raphaël Liogier qui livre un étonnant témoignage sur son enfance se sont débrouillés comme ils ont pu : « Je suis un dominé par rapport aux dominants que sont les hommes. C'est comme cela que je me suis toujours représenté. » Avec sincérité et beaucoup de délicatesse, chacun tricote la virilité à sa manière en essayant d'unir les fils de son propre désir à celui — parfois paradoxal
    des femmes qui I 'entourent.
    ANNE
     

    La Virilité h, de Cécile Denjean,
    rnardi, à 23125, France 2

  • Article dans "Au Feminin"

    le 9 février 2018

    C'est l'histoire d'un homme, blanc, occidental, hétérosexuel, travaillant dans le marketing, marié, père de famille, en bonne santé... l'histoire presque ennuyeuse d'un homme pour qui tout va très bien. "J’ai longtemps vécu avec le sentiment d’avoir une chance insolente. C’est vrai, mais ce n’est pas une chance, c’est un privilège." Partant de ce constat, Sébastien Garcin s'est lancé dans une "auto-déconstruction" en démontant un à un les privilèges dont il jouit. Une introspection qu'il retrace dans cet essai court et percutant, le menant à questionner le féminisme, le racisme, l'intersectionnalité... avec pour objectif de secouer ses congénères avec qui il partage, comme il l'appelle, "le sommet de la pyramide".

    Les bénéfices des ventes seront reversés à la Fondation de Femmes.

    Vous êtes un homme, blanc, occidental, hétérosexuel. Quels sont vos avantages ?

    Ils sont très nombreux, mais les principaux sont :
    Homme : Je suis payé plus que les femmes
    Homme : La société (cinéma, média, littérature...) me propose un modèle mascilin où TOUT est possible pour moi
    Homme : Je ne risque pas de mourir sous les coups de ma conjointe
    Blanc : Je ne suis pas contrôlé dans la rue
    Hétéro : personne ne s'oppose à mon mode de vie, je n'ai pas besoin de le défendre

    Quelle a été l’expérience déclic qui vous a donné envie d’écrire cet essai ?

    Les manifestations contre le mariage gay à l'occasion desquelles j'ai découvert les prises de position intersectionnelles des féministes.

    Après déconstruction, en quoi êtes-vous différent aujourd’hui ?

    La déconstruction est un processus, je ne pense pas qu'il soit jamais terminé
    Aujourd'hui, je me sens plus libre dans ma tête et dans mes relations avec les autres, et en particuliers les femmes, les gays et les personnes racisées. Comme je questionne en permanence mes comportements et mes réactions, je grandis en maturité et en capacité d'introspection. Je reçois aussi des wagons de cookies et d'ondes positives...

    Etes-vous devenu un homme féministe ? Et qu’est-ce que cela veut dire ?

    Je pense que le terme féministe est réservé aux femmes. Elles connaissent des expériences de discrimination que je ne connaîtrai jamais. Je me considère plutôt comme un allié des féministe. Et le rôle que je me suis donné, c'est de parler aux hommes. Dans cette équation, les femmes (vos lectrices) sont des vecteurs de mon message. Mon livre est souvent acheté par des femmes qui vont le donner à leur conjoint/ami/mari...

    Quel message souhaitez-vous faire passer avec cet essai ?

    Je veux dire aux hommes : réveillez-vous, vous faites partie du problème et vous devez faire partie de la solution. Ne laissez pas les femmes faire tout le boulot. Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour vos femmes, vos filles, vos mères, vos soeurs, vos amies, vos collègues.

     

    https://www.aufeminin.com/livres-a-lire/sebastien-garcin-le-sommet-de-la-pyramide-s2486110.html

    Independance

    Utilisez les sections de texte pour décrire vos valeurs, ou montrer plus d'information, ou résumer un theme ou raconter une histoire. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore.